
Vivre, comprendre et transmettre la foi
Qu'est-ce que la Nouvelle Évangélisation?
Comment participer à la nouvelle évangélisation?
La mission particulière du Mouvement des Cursillos
Message du Synode des Évêques sur la nouv. évang.
Au pays de l'évangélisation, par Gilles Baril, AS du MCFC
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Je voudrais, en commençant ce chapitre, nommé trois convictions qui m’habitent profondément :
Tout le travail pastoral consiste à rencontrer des personnes au nom du Christ pour leur manifester l’amour de Dieu. Jean XXIII disait que la paroisse est le puits d’eau vive du village où tous peuvent venir s’y désaltérer à une heure ou l’autre de leur vie. On y retrouve des jeunes et des moins jeunes, des gens engagés dans la foi et d’autres plutôt en recherche, des gens cultivés à côté de gens sans instruction…
La paroisse porte quatre responsabilités spécifiques :
la liturgie
l’enseignement catéchétique
la charité fraternelle
le souci des défavorisés et des gens en quête du sens de leur vie
Il faut faire preuve de créativité pour animer l’un ou l’autre des axes de la vie pastorale. Il faut constamment faire appel à des engagés habités de l’intérieur pour alimenter le vécu quotidien à la source de l’Évangile en demeurant sensible aux besoins des gens de la communauté. Apprendre à faire attention à l’autre, c’est renoncer à son bien-être immédiat pour le bien de l’autre.
Il est facile dans nos paroisses de plus en plus agrandies par des fusions et devant la diminution des effectifs cléricaux de centrer nos énergies sur la présidence des célébrations à l’église sur l’enseignement de la catéchèse aux jeunes, mais il est nécessaire que jaillisse aussi une vie authentique de charité auprès des gens en besoins réels qui ont pris leurs distances de la communauté pour mille et une raisons. Le concept même de l’évangélisation se vit dans un "allez" vers la société telle qu’elle est pour soutenir, accompagner, encourager, éclairer les questionnements, témoigner… pour faire prendre conscience aux gens que le Christ est déjà là avec eux au cœur de leurs défis, de leurs combats, de leurs échecs comme au cœur de leurs dépassements et de leurs réalisations heureuses.
« Nous avons connu au Québec une institution qui soude le peuple à son clergé : la visite paroissiale du curé. Elle tomba en désuétude peu à peu sans que nous nous en inquiétions comme nous aurions dû. Je suis assez lucide pour identifier les causes de cette disparition : la raréfaction du clergé, le regroupement et la fusion des paroisses, les couples chassés de leur foyer par un travail extérieur, l’accessibilité limitée des conciergeries. Nous ne rejoignons plus les fidèles dans nos églises désertées. Ne pourrions-nous pas aller vers eux, s’ils ne viennent plus à nous? »
Allez chez les gens exige un effort supplémentaire pour les pasteurs à l’agenda déjà trop chargé que nous sommes (par pasteur, entendons : les prêtres, les diacres, les agents(es) de pastorale), mais c’est bien plus facile pour la personne qui nous reçoit chez elle de se confier et de partager son vécu : un lien intime se crée vite et une amitié prend naissance de sorte que plus rien ne sera pareil après cet apprivoisement mutuel. Se faire des amis, c’est cela évangéliser. Surtout quand l’amitié trouve sa source en Dieu.
Aller vers les gens sans désir précis d’enseigner la foi, mais de façon gratuite pour établir des liens en toute simplicité, parler avec ces différentes personnes de leurs vécus et de leurs défis, ça nous permet en retour d’adapter notre discours sur Dieu dans la prédication et l’enseignement de la catéchèse… puis quand le Christ est accueilli dans une maison par notre visite, il commence à faire partie de la vie quotidienne des gens.
Publié avec l'autorisation de l'auteur
Extrait de: Le quotidien de l'Évangile, Gilles Baril, prêtre, p. 126-128
La toute-puissance
de Dieu n'est que
la toute-puissance
de l'amour
et du pardon.