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Témoignage de la semaine

Merci à tous ceux qui nous envoient un témoignage!

En témoignant de ce que le Seigneur
a fait dans notre vie,
nous contribuons à faire connaître
sa présence et son action,

et c'est Lui que nous louons.

 

Christ du cursillo

"Que votre lumière brille!
Qu'elle soit placée sur le boisseau!
Afin que tous ceux qui la voient
rendent gloire à votre Père
qui est dans les cieux."

(Mt 5, 15-16)

 

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Pape Jean-Paul II 1990"Voilà votre rôle dans l'Église: créer des noyaux de croyants qui portent le message du salut de tous côtés, en faisant valoir le poids de votre opinion non pas par l'imposition mais par la force de votre témoignage".

Jean-Paul ii, Ultreya d'Italie en 1990

Dieu compte sur toi Cliquez sur l'image pour voir le diaporama

Document sans nom

Une enfance mouvementée

André Levet


Mon nom est André Levet ,je suis né en 1932 dans une famille athée, je n'avais jamais entendu parler de Dieu. 

Pendant la guerre de 39-44 mon père a été déporté à Auschwitz. N'ayant plus ni père ni mère, j'ai été abandonné puis recueilli dans une ferme  pyrénéenne  où j'ai connu plus de coups de pieds au cul que de caresses. Mon père a été libéré en 1945.  Il a tenté de refaire sa vie, mais je n'ai pas accepté ma nouvelle belle-mère et je me suis enfui à Marseille, à l'âge de 13 ans, couchant dans les rues et déchargeant des camions. 

menottesA cette époque, la police m'arrêta et me mit en prison, aux Baumettes, en attendant de me rendre à ma famille. Au contact des autres prisonniers, je suis devenu un petit délinquant, apprenant toutes les ficelles du « métier ». Une fois rendu à mes parents, je me suis à nouveau enfui, et j'ai commencé une carrière de délinquant. A 15 ans j'ai été arrêté pour une attaque à main armée, et mis en prison jusqu'à ma majorité. A 18 ans, on avait la possibilité de s'engager pour faire la guerre d'Indochine, ce que j'ai fait pour éviter la prison. J'ai été blessé et rapatrié en France et soigné jusqu'à ma majorité. Je me lance dans « les affaires »     

Après cela, fort de mes expériences militaires et carcérales ,je suis devenu  le chef d'une bande de gangsters, spécialisée dans le braquage des banques. 

prière en prisonUn jour, alors que j'étais venu à Laval pour une « affaire », j'ai aperçu un curé en robe, de l'autre côté de la route. Je suis allé vers lui, et n'en ayant jamais vu auparavant, je lui ai demandé s'il était un homme ou une femme. Il m'a répondu : je suis un serviteur de Dieu. Dieu, c'est mon patron ! Je lui ai dit :  ton Dieu, où il est ? On ne le voit pas . Il a répliqué: je vois que tu ne connais pas Dieu, mais si un jour tu as du temps, viens en discuter avec moi, 12 bis rue de Solférino. Je n'ai jamais oublié cette adresse. 

Plusieurs  mois après, alors que j'étais de passage à Laval pour une autre  "affaire", je suis tombé par hasard dans cette rue. Je suis allé voir le curé, il était là et m'a dit : je t'attendais . Ce curé est devenu mon ami, il me donnait des conseils que je ne suivais pas, et chaque fois qu'il me parlait de Dieu, je lui disais : Laisse ton Dieu où il est. Quelque temps plus tard, je me trouvais à Rennes pour attaquer une banque. Là, l'affaire a mal tourné, mon copain a été tué et j'ai été arrêté . Je me suis évadé, j'ai gagné l'Amérique du sud où j'ai organisé un trafic de drogue.  

3 fois évadé, 3 fois repris. Revenu en France, je suis arrêté de nouveau, pour m'évader encore. 3 fois évadé, 3 fois repris . Toutes mes affaires vont me valoir 120 ans de prison, s'il fallait tout cumuler. On me transfert à Clairvaux dans la prison des durs et avec des copains je vais tenter une évasion en creusant un tunnel, comme dans le film « la grande vadrouille ». L'évasion a failli réussir, mais nous avons été repris. J'ai encore tenté une autre évasion, seul, en crochetant un gardien avec une arme. Là encore je me suis fait prendre. Ils ont décidé de m'envoyer à Château Thierry. 

Le directeur m'a reçu avec ces paroles: ici, tu marches ou tu crèves ! J'ai répondu en lui balançant le bureau sur la tête. Ils m'ont mis dans une toute petite cellule avec un lit scellé. Mon curé ne m'a pas abandonné, il m'a envoyé une lettre par mois ou  de temps en temps il me parlait de Dieu me disant qu'il était bon. Je lui ai répondu :  si ton Dieu est bon, pourquoi faut il qu'il y ait tant de guerres, de misère, pourquoi certains crèvent de faim alors que d'autres ont trop ?  

Pourquoi  certains ont plusieurs  maisons alors que d'autres n'en ont pas ?  Le curé m'a répondu : André, c'est toi le responsable. Quoi ? Moi?    Je voulais bien être responsable des braquages, mais pas de la misère du monde ! Et puis un jour, le curé m'a envoyé un gros bouquin en me disant : André, ce bouquin tu pourras le lire tout le temps même après ta mort, en commençant par n’importe quelle page. Le gardien me l'a apporté en me disant: c'est bien ce bouquin, tu devrais le lire, tu pourras même l'emporter au cachot . Ça parle de quoi?

Du bon Dieu, il me répond . Quoi ! C'est pas vrai ! , il m'a ramené son bon Dieu dans ma cellule, je jetais le bouquin. Mon curé m'écrivait tout le temps, en me suppliant de lire le livre .

Je commence à lire la Bible . Alors, pour lui faire plaisir, en 10 ans je l'ai ouvert 9 fois. J'ai commencé par lire les noces de Cana, où Jésus change l'eau en vin. J'ai tourné le robinet de mon lavabo en disant: mec, fais couler du vin ! Ça n'a pas marché. Je l'ai écrit au curé en disant: ton bouquin, ça ne marche pas. 

Mon curé m'a répondu : André tu lis de travers, persévère. J'ai lu l'histoire de la Samaritaine, l'histoire de la résurrection de Lazare. Avec cette histoire j'ai été révolté, je ne pouvais pas la croire, et mon copain qui s'est fait descendre par les flics, il n'est pas ressuscité lui ? Puis j'ai repris la lecture, longtemps après et j'ai lu combien Jésus avait fait de bien aux gens et combien ils l'avaient maltraité, ils lui avaient craché dessus, ils l'avaient fouetté, injurié, puis cloué sur une croix .J'étais révolté je ne comprenais pas pourquoi on faisait autant de mal à quelqu'un qui faisait autant de bien. Rendez vous à 2 heures du matin J'abandonnais la lecture et je cherchais toujours à m'évader.  

 J'attendais  une arme et une lime, mais ces objets ont été interceptés. Il ne me restait plus aucun espoir, alors en désespoir de cause j'ai fait appel à Jésus. Je lui ai dit: si tu existes je te donne un rancart .Viens cette nuit à 2 heures du matin dans ma cellule et tu m'aideras à m'évader. Je me suis endormi cette nuit là et d'un coup au milieu de la nuit j'ai été réveillé. Prêt à bondir, j'ai senti une présence dans ma cellule, mais je ne voyais personne. 

Puis j'ai entendu une voix claire et forte à l'intérieur de moi: André, il est 2h du matin, on a rendez vous. J'appelais le gardien en criant: c'est toi qui m'appelle? Non me dit il. Quelle heure est-il demandais je ? 2 Heures. 2  heures combien ? 2 Heures pile me répondit le gardien. Puis la voix se fit entendre à nouveau: Ne sois pas incrédule, je suis ton Dieu, le Dieu de tous les hommes. Mais je ne te vois pas ! Répondis je . A ce moment là, vers les barreaux de la lucarne une lumière apparut. Et dans cette lumière, un homme avec les mains et les pieds percés et un trou au côté droit. Il me dit: C'est aussi pour toi. A ce moment là, les écailles de mes yeux, lourdes de 37 ans de péché, sont tombées et j'ai vu toute ma misère et toute ma méchanceté. Je suis tombé à genoux et suis resté dans cette position jusqu'à 7 heures du matin. 

monde de la prisonJ'ai pleuré devant Dieu et tout le mal est sorti de moi. J'ai compris que pendant 37 ans j'avais enfoncé les clous dans ses mains et dans ses pieds. A 7 heures les gardiens m'ont ouvert, ils m'ont vu à genoux et pleurant, je leur dis: Je ne vous cracherais plus dessus, je ne frapperais plus personne, je ne volerais plus personne, car chaque fois que je le ferais c'est à Jésus que je le ferais. Les gardiens ont été surpris, ils ont cru dans un premier temps à une ruse de ma part. Puis rapidement, ils ont compris que j'avais totalement changé. Plusieurs détenus ont été interpellés et ont pu eux aussi rencontrer ce Dieu merveilleux et changer de vie. Je  suis maintenant libéré, ma vie a totalement changé et je passe tout mon temps à parler aux autres de l'amour de ce Dieu.

(Tiré de :  christweb.free.fr )