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La foi en action
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Témoignage de la semaine

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En témoignant de ce que le Seigneur
a fait dans notre vie,
nous contribuons à faire connaître
sa présence et son action,

et c'est Lui que nous louons.

 

Christ du cursillo

"Que votre lumière brille!
Qu'elle soit placée sur le boisseau!
Afin que tous ceux qui la voient
rendent gloire à votre Père
qui est dans les cieux."

(Mt 5, 15-16)

 

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Pape Jean-Paul II 1990"Voilà votre rôle dans l'Église: créer des noyaux de croyants qui portent le message du salut de tous côtés, en faisant valoir le poids de votre opinion non pas par l'imposition mais par la force de votre témoignage".

Jean-Paul ii, Ultreya d'Italie en 1990

Dieu compte sur toi Cliquez sur l'image pour voir le diaporama

Document sans nom

Rapprocher les jeunes de l'Église et de leur famille

Témoignage donné à la 3e Ultreya Mondiale (CA, É.-U., août 2009)

Aireen Macatula (*)

          
Mon nom est Aireen Macatula et je viens faire ce témoignage au nom de mes frères et sœurs cursillistes de la colonie des Philippiens de Los Angeles, California. Je suis étudiante en communication et psychologie à l’Université de Californie. J’ai commencé à vivre mon Cursillo en septembre 2007, et j’étais à la table Ste-Cécile. J’appartiens à la paroisse St-Jean-Baptiste de Baldwin Park, CA. Pour ceux qui comprennent le tagalog, je vous prie d’excuser mon fort accent américain, et pour ceux qui ne savent pas cette langue, alors pas de problème, puisque vous ne comprendrez rien !

L’un des rollos qui m’a marqué durant mon Cursillo, c’est celui du « Cursilliste après les Trois-Jours », qui nous enseigne comment vivre notre Quatrième-Jour. Je me rappelle encore comment je m’étais questionnée avec les membres de ma table pour savoir ce que je pourrais faire pour accomplir ma mission de semeuse d’évangile. C’est alors que je me rendis compte que mon milieu immédiat c’était le collège où j’étudiais et où le sujet de la religion n’était pas un sujet populaire dans les conversations. Et si par hasard il était abordé, c’était toujours pour déblatérer contre les valeurs chrétiennes. Vous le savez bien, la majorité des étudiants sont progressifs et libéraux; ils pensent que les anciennes traditions mettent des limites à leur liberté, spécialement ici aux USA, et dans les civilisations occidentales où l’on insiste davantage sur l’individualisme. Et me voilà alors nouvelle cursilliste, enthousiaste, pleine d’énergie, presque dans les nuages avec Jésus… Mais je n’avais aucune idée de la manière que je devais porter la croix que m’avait confiée ma rectrice… Je ne savais même pas comment m’y prendre pour évangéliser mes amis, mes cousins, mes neveux, mes compagnons : toute cette génération de jeunes dans l’Église catholique. J’en arrivai à la conclusion que je devais commencer par vivre mon 4e Jour individuellement et qu’à un moment donné, je trouverais bien la manière de m’y prendre pour aller vers les autres.

J’ai donc commencé mon année scolaire sans aucune préoccupation, à tel point que finalement les mois ont passé sans que rien ne se passe, et nous étions rendus à l’été suivant! C’est alors qu’est intervenu le Seigneur en me faisant participer à la retraite annuelle appelée : DWHL (Days with the Helpers of the Lord = Journées avec les Serviteurs du Seigneur). C’est un ministère organisé par la pastorale de l’Université pour faire prendre conscience aux étudiants de leur foi catholique et les aider dans les relations avec leurs parents. J’avais déjà participé à plusieurs retraites et je collaborais maintenant parmi les Serviteurs du Seigneur… C’est là que une jeune tenant une chandellej’ai découvert tout à coup la mission de mon 4e Jour : aider mes compagnons étudiants, et la jeunesse en général, à découvrir les richesses de notre foi et les raisons pour lesquelles nous faisons ce que nous faisons en tant que catholiques.

D’après moi, l’unique raison pour laquelle les jeunes ne s’approchent pas davantage de la religion, c’est par manque d’information ou, ce qui revient au même, par une mauvaise compréhension de notre foi catholique. Il est certain que les enfants et les jeunes sont instruits par leurs parents et connaissent les traditions chrétiennes et même vont à la messe dominicale, mais même s’ils ont certaines connaissances, cela ne veut pas dire qu’ils savent vraiment le pourquoi de ce que nous faisons en tant que catholiques, ni l’histoire qui justifie les traditions les plus anciennes de notre Église. En plus, les jeunes ne voient pas le sens que peut donner la religion à leur vie de tous les jours. Ils peuvent bien se dire bons catholiques, enseigner l’évangile et connaître par cœur les Béatitudes, mais si cela ne signifient pour eux que de simples mots faciles à mémoriser, si c’est pour eux une simple routine, une foi mécanique qui leur permet de rester en bons termes avec leur famille, alors on ne peut pas dire que leur foi est une foi agissante dans leur vie.

La retraite DWHL change tout. C’est une session semblable au Cursillo, à la différence que les rollos sont présentés par des jeunes animateurs qui s’efforcent de faire descendre le langage religieux au niveau des jeunes de leur âge, pour qu’ils puissent mieux les comprendre et puissent s’appliquer à eux-mêmes la manière comment Dieu agit dans leur vie et à travers leurs milieux de vie. Cette retraite offre l’occasion unique aux parents, ainsi qu’aux autres membres de la famille et aux amis du jeune, de lui exprimer combien ils l’aiment et l’apprécient, dans des lettres qui ressemblent beaucoup à nos palancas. Le moment le plus fort de la retraite est le rollo donné le dimanche matin par un adulte cursilliste, au nom de tous les parents des jeunes candidats. Comme tous les rollos de la retraite avaient été donnés uniquement par des jeunes, celui-ci les impressionne davantage. Le rolliste expose aux candidats le point de vue d’un père de famille, ce qu’il ressent vis-à-vis de ses enfants adolescents, les sacrifices qu’il a dû endurer pour émigrer aux USA afin de leur donner une meilleure éducation, les heures supplémentaires qu’il a dû fournir, parfois au détriment de sa santé, afin de leur procurer tout ce dont ils avaient besoin. Pas de doute que ce rollo leur ouvre les yeux; les jeunes se rendent compte de tout l’amour que leurs parents ont eu pour eux et de la quantité de sacrifices qu’ils ont fait pour leur bien-être. Les jeunes découvrent que malgré les disputes, les malentendus, les paroles blessantes, les cris, les attitudes négatives ou les bêtises, leurs parents les aiment… tout comme Dieu les aiment, inconditionnellement.

Tout de suite après, on laisse à chacun des candidats le temps de se retirer pour répondre aux lettres qu’il a reçues de ses parents. Cette activité a pour but de créer un premier pont entre les parents et les jeunes. Par expérience personnelle, je sais combien il est difficile d’exprimer les émotions et les sentiments intimes de vive voix, alors que les exprimer par écrit semble beau- coup plus simple. Avant la clausura, les candidats se réunissent tous dans une salle avec les parents et chaque candidat remet la lettre qu’il a rédigée pour leur répondre. Très souvent, on offre à quelques-uns la chance de lire leur lettre à haute voix, s’ils le veulent bien. Bien sûr, ces lettres ne règleront pas automatiquement tous les conflits, mais ce qui est certain – et les membres de l’équipe, nous le constatons chaque année – c’est que ces lettres ont donné à de nombreuses familles, le moyen de s’exprimer ce qu’il y a de plus important : l’amour, la compréhension, le respect, l’appréciation mutuelle, la reconnaissance les uns envers les autres.

C’est donc à travers ces moments de paix et d’amour que j’ai trouvé ma mission pour mon 4e Jour : rapprocher les jeunes de l’Église de Dieu et par le fait même de leur famille, car je suis convaincue du slogan : « Famille qui prie, famille unie ». De Colores !

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(*) Philippienne de Los Angeles, California. Original en Tagalog. Traduction en français (depuis la version espagnole) par Loyola Gagné, s.s.s.