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Réflexion sur l'évangile du 12e dimanche ordinaire, C

Par Gilles Baril, prêtre, animateur spirituel du Mouvement des Cursillos Francophones du Canada


 

 

Luc 9, 18-24

Un jour, Jésus priait à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : «Pour la foule, qui suis-je?» Ils répondirent : «Jean Baptiste; pour d’autres, Élie; pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité.» Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?» Pierre prit la parole et répondit : «Le Messie de Dieu.» Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant : «Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les Anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite.» Jésus disait à la foule : «Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera.»

12e dimanche ordinaire - C

photo de Gilles Baril


Marcher à la suite du Christ

« Pour vous qui suis-je? » Cette question a traversé tous les siècles pour se rendre jusqu’à nous. Une autre façon de poser la même question serait : « Qu’est-ce qu’être chrétien au XXIe siècle? »

Jésus répond : prendre sa croix chaque jour et le suivre. Un évêque contemporain répond à peu près la même chose dans des mots différents : pour bien saisir le Christ et son message, pour savoir ce que c’est qu’être chrétien, il ne s’agit pas seulement de lire des livres historiques, philosophiques et théologiques : Jésus ne se trouve pas dans les bibliothèques. Pour découvrir le Christ, je vous suggère de participer à la messe dominicale pendant six mois et pendant ce temps, de vous engager dans un projet communautaire au service des défavorisés.

La rencontre de Dieu vivant se trouve au coeur de nos dépassements. C’est la façon dont on relève les défis quotidiens qui attestent si nous sommes habités par le Christ. Souvent, on ne lui donne pas l’attention et la place qui lui revient.

Jésus aurait pu modifier sa prédication pour sauver sa vie. Il est conscient des conséquences de sa Mission. Ce sacrifice d’un genre de vie pour une autre vie qu’il estime plus importante et plus riche de fruits n’est pas que le seul lot de Jésus. Quantité d’hommes et de femmes ont sacrifié une vie confortable pour servir Dieu.

croixJe pense ici à tous ces gens qui ont fondé notre pays : Champlain, Maisonneuve, Jeanne Mance, Marie de l’Incarnation, Marguerite Bourgeois, Louis Hébert, les Martyrs canadiens, etc. Au nom de leur foi, ils ont bravé la traversée de la mer dans des conditions misérables, ils ont connu le scorbut, le danger des attaques par les Iroquois, le froid sibérien d’un pays de neige abondante dans des maisons mal isolées, … Ils ont vécu sur des terres de misère à défricher, etc. On peut être fier de ces devanciers qui ont tout bravé au nom de leur foi, qui ont fait preuve de courage et de générosité.

Plus près de nous, il y a encore quantité de gens qui prennent leurs croix chaque jour :

    - ceux qui travaillent forts dans des conditions pénibles pour gagner le pain quotidien

    - les parents qui tiennent à une vie familiale authentique et qui y sacrifient leurs temps de loisir et leur confort personnel

    - ces gens qui se dévouent au service de la communauté dans des engagements pastoraux, politiques ou sociaux sans avoir en retour la reconnaissance qui leur est due.

Quelle est la croix que je pourrais porter par amour cette semaine?

Marcher à la suite du Christ, porter sa croix chaque jour :
c’est accepter de toujours aller de l’avant sans aucune garantie. Il n’a jamais promis la facilité, mais il nous garantit sa présence continuelle et une arrivée à bon port au pays de la Résurrection.