Par Gilles Baril, prêtre, animateur spirituel du Mouvement des Cursillos Francophones du Canada
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander: « Qui es-tu ? » Il le reconnut ouvertement, il déclara: « Je ne suis pas le Messie. » Ils lui demandèrent: « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit: « Non. » — « Alors, es-tu le grand Prophète? » Il répondit: « Ce n’est pas moi. » Alors ils lui dirent: « Qui es-tu? - Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n’es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. »
Tout cela s’est passé à Béthanie de Transjordanie, à l’endroit où Jean baptisait.

La semaine dernière, la liturgie nous présentait Jean- Baptiste comme un homme qui agite les consciences et oblige les gens à se convertir par sa façon austère et radicale d’annoncer Dieu.
Jean-Baptiste pensait que Jésus ferait éclater sa puissance dans une sorte de grand ménage, mais, au contraire, Jésus se présente comme un humble prédicateur même en étant doué de pouvoirs étonnants. Il semble peu enclin à utiliser la force.
Jean Baptiste pointe vers le Christ, la «lumière du monde», et il ajoute que nous ne connaissons pas très bien ce Jésus, messie et sauveur : «Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas»... Nous sommes invités à le découvrir ou à mieux le connaître. Cela demande un effort particulier, ça ne vient pas tout seul. Pour y arriver, il faut y mettre le temps, prier, écouter les évangiles, réfléchir, méditer, lire certains grands écrivains chrétiens qui nous aident à mieux connaître la personnalité de Jésus.
Jésus nous enseigne que « Dieu est à l’oeuvre » d’une façon effacée et intérieure, il ne sert ni des journaux ni des bulletins de nouvelles télévisées pour imposer sa Présence.
Son oeuvre n’est pas un coût de baguette magique : elle suscite la collaboration d’hommes et de femmes de bonne volonté qui savent accueillir Dieu et se laisser déranger par lui.
Encore aujourd’hui (si on prend le temps de s’arrêter) on
peut voir et entendre l’oeuvre de Dieu. J’aime à croire que
nous vivons un beau temps de conversion et de grâce.
Il y a autour de nous toutes sortes des réalisations humanitaires tant dans le domaine social que médical et ceci grâce aux recherches et au bénévolat qui se vit de jour en jour dans notre société.
En ce dimanche de la joie (qu’on dit « le dimanche rose ») je rends grâce à Dieu pour tous les engagés de notre communauté (nommer des réalisations vécues dans la paroisse depuis quelques mois)
Je donne et je veux donner beaucoup pour nos jeunes malgré la difficulté de les rassembler, et je ne veux rien négliger du reste. Et ceci grâce à vous, à votre complicité et à vos engagements.
Les jeunes ont en général une connaissance religieuse pauvre, mais une grande ouverture naturelle à Dieu.
Noël : c’est Dieu qui prend un corps humain en naissant dans la plus grande misère (froid et abandon dans une étable) pour se rendre solidaire de nos difficultés. Notre mission consiste à rendre témoignage de cette Lumière.
Ce qui serait merveilleux à Noël, c’est que par toi :
Ainsi Noël deviendrait ce qu’il doit être :
La présence étonnante et merveilleuse de Dieu au milieu de nous grâce à des gens simples et ordinaires qui ont le goût de se donner pour Dieu