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                                                                         Petite histoire de Saint Paul
C’était un jour d’été, aux abords de midi. Sur la piste  sablonneuse qui menait à Damas, une petite caravane se hâtait : quelques gardes, deux ou trois secrétaires, accompagnant un jeune homme de peu de mine, à qui, cependant, tous marquaient beaucoup de respect.
À leur costume, à leur langage, on reconnaissait des Israélites, et le petit homme roux appartenait à la classe des « Docteurs de la Loi », qui enseignaient la religion. Tous semblaient pressés d’arriver à la capitale syrienne. De temps en temps, le petit homme parlait à ses compagnons de voyage, et l’on sentait, à l’entendre, qu’il était possédé d’une étrange fureur.

Cette scène se passait en l’année 36 de notre ère. Trois ans plus tôt, à Jérusalem, sur le Golgotha, un homme était mort, crucifié entre deux bandits. On l’appelait Jésus de Nazareth. Pendant plus de trente mois, il avait parlé à des foules, enseignant une doctrine d’amour, de miséricorde, guérissant les malades, faisant de grands miracles, et parmi ceux qui l’avaient accompagné, beaucoup avaient proclamé qu’il était le Messie, le Dieu fait homme, et que ce serait lui le Sauveur d’Israël.

Or, c’était cela que ne voulaient pas admettre les Princes du Peuple Juif et les prêtres : qu’un homme sorti de rien, fils d’un charpentier de Nazareth, fût vraiment le Porte-Parole du salut, non, non, cela ne leur paraissait pas possible. Et puis, que deviendraient-ils, eux, si ce Jésus et sa bande triomphaient? Et c’était pourquoi un complot avait été monté; des pièges avaient été tendus au soi-disant Messie; un traître même avait été payé pour qu’il le fît arrêter.




Condamné par les prêtres, on avait bien vu que ce Jésus n’était pas le Messie. Il était mort sur la croix comme un malfaiteur, et les siens n’avaient même pas levé un doigt pour le sauver.

Et, cependant, un bruit étrange s’était répandu dans tout Jérusalem. Les disciples de Jésus avaient proclamé que, trois jours après sa mort, il était ressuscité! Le tombeau où l’on avait placé son corps avait été trouvé vide. Quarante jours de suite, certains l’avaient vu paraître, et non pas un seul, mais des dizaines, des centaines peut-être; l’un de ses anciens disciples l’avait même touché!

Du coup, relevant la tête, ses partisans se répandaient sur les places, triomphants. Si Jésus était ressuscité, alors tout ce qu’il avait dit était vrai; il était réellement le Christ, le Dieu fait homme. Les Princes du Peuple et les prêtres avaient commis un crime abominable, en le condamnant à mort. Il fallait répéter son message au monde. Et, ainsi, des noyaux de fidèles de Jésus se constituaient dans la Palestine et même au-dehors.

À Damas, par exemple. Et il va de soi que tout le clan des ennemis de Jésus considérait avec fureur les progrès de ses partisans. Il fallait détruire cette secte! Ayant appris que, dans la capitale de la Syrie, ils commençaient à former une petite communauté, le Grand Conseil avait décidé d’y envoyer un représentant pour les écraser. Le petit homme qui avançait sur la piste du désert était précisément ce délégué du Grand Conseil.

 


Il touchait presque au but. Bientôt l’oasis apparaîtrait, grise de ses platanes et vert de ses palmiers. L’air était lourd, opaque, comme il est au désert vers l’aplomb de midi. Tout à coup, une lumière fulgurante tomba du ciel, droit sur le voyageur : elle dépassait en éclat celle du soleil. Le petit homme roula à terre. Une voix retentit à ses oreilles.
 
— Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu?
 
Écroulé sur le sol, il murmura :
 
— Qui es-tu donc, Seigneur?
 
— Je suis Jésus de Nazareth, celui que tu persécutes.
 
— Seigneur, que veux-tu que je fasse?
 
— Relève-toi, va à Damas. Là, tu seras averti de ce que tu devras faire. Mais sache-le : je t’ai choisi pour mon serviteur et mon témoin.
 
 

La voix mystérieuse s’était tue; la lumière avait disparu. Mais Saül demeurait à terre. Ses compagnons étaient stupéfaits; ils l’avaient vu rouler, faire des gestes, se débattre. Mais eux, ils n’avaient pas entendu la voix. Ils sautèrent de leur monture, se précipitèrent au secours de Saül, le relevèrent, croyant à quelque coup de soleil.
 
 
Debout, le petit homme étendit les bras, fit quelques gestes maladroits comme s’il tâtonnait dans les ténèbres. Saül était devenu aveugle. En silence, sans rien expliquer de ce qui venait de se produire, il se laissa conduire vers la porte de Damas; il entra dans la ville.
 
 

Il savait bien, lui, que ce qu’avait dit la voix de Jésus allait se produire. Quoi? Il l’ignorait encore. Mais, jusqu’au fond de son âme, où tout avait en un clin d’œil changé, il savait que, désormais et jusqu’à sa mort, il appartenait à Celui qui l’avait assez aimé pour le frapper au cœur.

Petite histoire prise sur le net
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