Imprimer Texte plus gros Texte plus petit

La foi en action
>Témoignage de la semaine > Liste des témoignages
Texte plus gros Texte plus petit

Témoignage en archives

Merci à tous ceux qui nous envoient un témoignage!

 

En témoignant de ce que le Seigneur
a fait dans notre vie,
nous contribuons à faire connaître
sa présence et son action
et c'est Lui que nous louons.

 

Christ du cursillo

"Que votre lumière brille!
Qu'elle soit placée sur le boisseau!
Afin que tous ceux qui la voient
rendent gloire à votre Père
qui est dans les cieux."

(Mt 5, 15-16)

 

Cliquez ici pour nous envoyer votre témoignage

Pape Jean-Paul II 1990"Voilà votre rôle dans l'Église: créer des noyaux de croyants qui portent le message du salut de tous côtés, en faisant valoir le poids de votre opinion non pas par l'imposition mais par la force de votre témoignage".

Jean-Paul ii, Ultreya d'Italie en 1990

J'aime la vie   

Claudette Merizzi
Communauté Nativité

"Oui, tes résultats de tests sont positifs, c'est le Cancer..."


jfille embrassant un arbreJe me rappelle encore de ces mots que le chirurgien m'a prononcés le 5 novembre, 1993. Cancer du sein! Non, il n'y avait pas de cancer du sein dans la famille. J'avais 51 ans. En 1977, ma mère est morte à 57 ans de cancer. La frousse m'envahit. Cinq jours plus tard, je me suis réveillée à l'hôpital. Je venais juste de subir une chirurgie. J'ai appris que j'avais subi une mastectomie radicale et en plus, il y avait eu une invasion des glandes. Tous les gens qui étaient autour de moi pleuraient. Mon tendre mari s'excusait de ne pas avoir cru ce que je soupçonnais, car en trente ans de mariage, je n'avais jamais été malade. 

Je me trouvais comme dans un rêve de long terme. Trois semaines plus tard, je vais à Ottawa pour rencontrer mon oncologiste. II m'a prescrit six traitements de chimiothérapie et vingt-cinq traitements de radiations. 

J'ai eu mon premier traitement de chimiothérapie le 15 décembre, 1993 à Ottawa. Je me rappelle bien de ce jour car j'avais pleuré. J'avais peur de ce qui était pour m'arriver car j'avais entendu plusieurs histoires d'horreur à propos des conséquences de ces traitements. Le médecin m'avait dit que je perdrais tous mes cheveux blonds en moins de dix jours après mon premier traitement. 

J'avais demandé à Dieu de garder mes cheveux au moins jusqu'au Jour de l'An. Mes prières avaient été exaucées. Le lendemain du Jour de l'An, mes beaux cheveux blonds ont vraiment commencé à tomber de ma tête. Ce soir là je priais seul dans mon lit et je me suis mise à pleurer car je savais que je perdais mes cheveux. Soudainement, une révélation de la bible m'est venue,  "II n'y a pas un cheveu qui tombe de ta tête sans que je ne le sache."  J'ai cessé immédiatement de pleurer car ce passage me toucha au plus profond de mon être. Dès ma naissance, Dieu le Père savais qu'à ce temps ici, dans ma vie, je perdrais tous mes cheveux. Quelques jours plus tard, après mon deuxième traitement, je me suis rasé la tête. Je me sentais comme si une croix avait été enlevée de mes épaules.

A travers de ces pénibles moments, j'avais toujours le soutien de ma famille. Par exemple, mes frères me conduisaient à Ottawa pour tous mes rendez-vous. Mon père qui ne faisait pas de cuisson m'amenait de quoi à manger du restaurant. Ma chère petite soeur Françoise, était toujours là pour me rendre service. Françoise avait peur de perdre une deuxième fois un autre membre de sa famille ...maman 20 ans passés et maintenant sa soeur unique qui était devenue comme une deuxième mère pour elle.

L'amour, l'encouragement et les prières que je ressentais de mon cher mari Richard, de nos trais garçons, Alain, Marc et Paul, ma famille ainsi que mes amis m'ont tellement supportée pendant les cinq mois de mes traitements. 

Jusqu'à quatre ans après ma chirurgie, j'existais seulement. Je ne m'achetais pas de nouveaux vêtements car, la peur que le cancer revienne m’envahissait. 

La vie est belleUn jour, à la fin de l'été pendant mes vacances sur l'île d'Orléans, il m'est venu, lors d'une marche le long du fleuve, que j'étais pour vivre. En effet, j'aurais le bonheur de voir mes enfants et leurs petits-fils grandir, j'aurais la joie de jouir de l'amour de mon mari et le privilège de pouvoir grandir dans la joie de Dieu avec mes autres membres de ma famille, mes amis et ma communauté. 

Depuis ce temps là, j'ai repris avec plus d'élan mes activités quotidiennes tel que le chant de choral, le bénévolat, les activités physiques tels que la marche. 

Aujourd'hui, presque 8 ans plus tard, grâce au soutien de ma famille et des amis que nous côtoyons ainsi que le groupe "Le Réseau d'Entraide pour le Cancer",  je me sens bien. 

J'AIME LA VIE!!

___________
Texte tiré de "L’Arc-en-ciel", journal diocésain St-Hyacinthe, mai 2001.
Source des images: Fille embrassant un arbre: Blog de aime la vie; La vie est belle: Blog de Niihed