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La foi en action
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Un modèle de foi en action

Prophètes de notre temps !

...tantôt de grands noms
connus mondialement,

tantôt des témoins
qui rayonnent
dans un milieu donné.

Chacun à sa manière
nous interpelle
comme un reflet du Christ.
Lavement des pieds
Chacun nous invite à répondre
à l'amour que Dieu nous porte
en nous mettant
au service des autres.


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Marie de l'Incarnation

Sainte
Marie de l'Incarnation
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- UNE GRANDE SAINTE
DE l'ÉGLISE CANADIENNE.
- UNE MYSTIQUE.
- ELLE SERA APPELÉE:
" LA MÈRE DE LA NOUVELLE FRANCE"
Fête liturgique 30 avril _____________________
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"Dieu ne quitte jamais ceux qui le traitent d'ami et le préfèrent à toutes choses et à eux-mêmes"
Marie Guyart

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Brève biographie de Marie de l'Incartnation

 

Marie Guyart est née le 28 octobre 1599 et baptisée è l'église St-Saturin. Elle habitait rue des Tanneurs à Tours en France.

Son père, Florent Guyart, était maître-boulanger.

Sa mère, Jeanne Michelet, est originaire de la petite noblesse de la Touraine en France.
Elle descendait des Badou de La Bourdaisière.

La famille est composée de 7 enfants: trois garçons et quatre filles éduqués dans un foyer catholique où l’instruction était capitale. Marie est la quatrième de la famille.

À sept ans, Marie a une première vision de Dieu dans son sommeil.
Elle a vu le ciel s’ouvrir et Jésus venir vers elle et lui dire:
"Veux-tu être à moi ?"
Elle comprendra qu’elle est appelée à donner sa vie au Christ et interprétera cette vision comme une invitation.

À quatorze ans, Marie fait savoir à ses parents qu'elle aimerait entrer au cloître.
Cependant avec son caractère gai et très agréable, ses parents jugent
qu'elle est faite pour le mariage.

Marie considère cela comme la volonté de Dieu.
À dix-sept ans, elle épouse Claude Martin, âgé de dix-huit ans, qui ést maître-ouvrier en tissage de la soie. Ils hébergeront la mère de Claude qui est seule.

De leur union, naquit un fils le 2 avril 1619, qui portera le même nom que son père,
Claude Martin.

Le 24 mars 1620, Claude, le père, décède à la suite d’une grippe.
Il se peut que la cause première de son décès soit attribuée à ce que son commerce se dirigeait vers la précarité. Suite à ce décès Marie, ira habiter chez son père.

À l'âge de vingt ans, Marie devient donc veuve avec un bébé de six mois à éduquer.
Un mois plus tard, la mère de son mari décède.
Elle ne supportait pas la perte de Claude son fils unique .
Pour comble de malheur, la petite entreprise familiale de son mari est en faillite.
Marie fut dans l'obligation de liquider tous les biens.

Le 24 mars 1620, elle a une vision qui changea sa vie.
Ayant toujours eu le vif désir d'entrer en religion, cette vision vient la convaincre de sa vocation.
Mais par contre ce qui la tourmente, c'est qu'elle doit éduquer son fils Claude.
Elle fait le voeu de chasteté.

Son beau-frère, Paul Buisson et sa sœur Claude opèrent un commerce dans le domaine du transport fluvial et ont un grand besoin d’aide car la besogne est très lourde.
Pour assurer sa subsistance, Marie accepte de les aider pendant sept ans.
En plus des tâches quotidiennes, elle prendra soin des pauvres et des malades qui se présentent chez les Buisson.

Elle tentera de donner une éducation à la trentaine d'employés du commerce, des rouliers qui avaient une éducation très précaire; ils sont pour la plupart incultes.
Marie ne manquera pas de leur parler de Dieu.
En 1625, étant donné ses talents de gestionnaire, elle prendra le rôle d’administratrice.
Marie vivra continuellement dans une grande intimité avec le Seigneur malgré ses nombreuses tâches.
Elle a un conseiller spirituel qui dirige ses voies.

Marie Guyart devient religieuse

Le 25 janvier 1631, elle entre au noviciat chez les Ursulines à Tours, elle portera dorénavant le nom de
Marie de l’Incarnation.

La congrégation des Ursulines est fondée en 1535, à Brescia en Italie par sainte Angèle Mérici.
Cette compagnie, consacrée à l'éducation, est mise sous la protection de sainte Ursule, martyre du cinquième siècle.

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Le fils de Marie Guyart, Claude, sera d’abord élevé par sa sœur et son beau-frère Paul.
Par la suite il sera placé dans un pensionnat chez les Jésuites à Rennes.
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Le 25 janvier 1633, elle prononce ses vœux perpétuels.
Elle deviendra Maître des novices et par la suite Directrice du pensionnat.

En 1634, elle a un second rêve mystique.
Dans sa vision, elle aperçoit Marie et Jésus et elle tenait la main d'une femme séculière.
Jésus lui dit : « Je veux que tu ailles au Canada (Nouvelle-France) construire une maison à Jésus et Marie et Il précise, cette femme t’accompagnera ".

Par la suite, elle prend connaissance d’un article paru dans la revue:
« Les relations des Jésuites ». Il se lit comme suit :
« Ne se trouverait-il point quelques saintes âmes qui voulu aller ramasser le sang du Fils de Dieu pour le salut de ses pauvres gens des contrées du Canada ».

Marie de l’Incarnation se sentit alors interpelée par cet article écrit par un Jésuite.


Madeleine de la Peltrie

 

Marie-Madeleine de Chauvigny est née le 25 mars 1603 à Alençon et décédée à Québec le 18 novembre 1671.

Elle est la fille de Guillaume de Chauvigny, seigneur,
et de Jeanne de Bouchet.
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Jeune, Marie-Madeleine rêvait de donner sa vie au Christ.
En 1620, elle fut, contre son gré, dans l'obligation de se marier
à Charles Gruel, seigneur de la Peltrie.
Elle sera dorénavant connue sous le nom de:

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Madeleine de la Peltrie
.

Cinq ans après leur mariage, en 1628, son mari décède. Il était très fortuné.
Elle fut par la suite, atteinte d'une maladie grave et elle fit le voeu de fonder un séminaire pour les filles sauvages de la Nouvelle-France si elle obtenait sa guérison.

Comme elle fut guérie, elle rechercha ardemment le moyen de réaliser son voeu.
Elle avait entendu parler de la Nouvelle-France dans la revue "Les relations des Jésuites"
qu'elle feuilletait avec grand intérêt.

Le 19 février 1639, après plusieurs démarches, madame de la Peltrie se présente au Monastère des Ursulines avec le désir de partir pour le Canada et se dit même prête à financer la mission.
Étonnée, elle apprend qu'au monastère des Ursulines à Tours, l'une des leurs désire partir dans ce pays pratiquement inconnu qu'est la Nouvelle-France, (le Canada).

En l'apercevant, Marie de l'Incarnation reconnut la dame qu'elle tenait par la main dans la vision qu'elle avait eut auparavant en 1634.

La mission avec Marie de l'Incarnation fut acceptée surtout à cause de ses talents de femme d'affaires. Ce qui emballa la "Compagnie des Cent-Associés" qui gérait alors la Nouvelle-France.

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De Dieppe à Québec

Le père Pontet, Jésuite, s'apprêtait à partir pour la Nouvelle-France avec la flotte du printemps, "le Saint-Joseph". Ce sera leur moyen de transport.

Ils s'embarquent tous à Dieppe pour le grand voyage notamment: Marie de l'Incarnation accompagnée de deux autres Ursulines, Marie de St-Joseph et Cécile de Sainte-Croix, ainsi que madame de la Peltrie accompagnée d’une servante, Charlotte Barré.
Trois soeurs hospitalières étaient également du voyage.

Le 4 mai 1639, c'est la grande arrivée en Nouvelle-France
à Québec.
Cette ville fut fondée en 1608, c'est une bourgade de 300 habitants .

L’objectif premier de cette mission est pour les Ursulines de voir à l’éducation spirituelle et à l’instruction des filles de colons et des amérindiennes.


Les Hospitalières pour leur part, s'occuperont des malades.


La grande mission

Marie de l'Incarnation est directement reliée à l'histoire de la Nouvelle-France
qui connaissait alors ses premiers balbutiements.

Accompagnée de ses deux compagnes religieuses,
elles s'installent dans une petite maison située
dans la Basse-ville de Québec.

Dès le lendemain, elles reçoivent les petites françaises
et des amérindiennes et sans tarder, elles débutent leur éducation.
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En 1642, c'est le déménagement sur le Cap Diamant dans un beau monastère de trois étages. Le 31 décembre 1650, le feu a tout ravagé.

C'est la reconstruction, Marie de l'Incarnation ne capitule jamais; elle manifeste toute son énergie d'ingéniosité et d'aumônes.
Même si elle est cloîtrée, tout va bon-train et sans limites.

Elle a des idées neuves sur l'économie du pays: découverte de mines, exploitation d'huile de marsoin, culture, ferme, puits etc..
Gouverneurs, intendants et notables la consultent sur des sujets d'affaires.

Elle est complice avec les Jésuites qui l'accompagnent.
Ensemble, ils se secondent dans leurs projets respectifs.
Ils ont un objectif commun, le service des âmes.

Elle met en place un pensionnat dirigé par les Ursulines qui se compose, au tout début de 18 à 20 pensionnaires.

Durant 32 ans, elle portera sur ses épaules le poids des responsabilités de la mission.

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Marie de l'Incarnation étudie les langues algonquine, huronne et Iroquoise.
Elle rédige un dictionnaire algonquin et Iroquois de même qu'un catéchisme en Iroquois.
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Le 31 décembre 1651, c'est un autre incendie.
Religieuses et jeunes pensionnaires furent sauvés de justesse.
Elle reçoivent l'aide des hospitalières qui les ont hébergées durant trois semaines leur fournissant nourriture et vêtements.

Les colons craignent leur départ.
Les Hurons rédigeront même une lettre au pape Pie IX pour les retenir.
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Marie de l'Incarnation et ses compagnes demeurent à Québec.

Dès que la neige est fondue, c'est la reconstruction.
Marie de l'Incarnation dirige tous les travaux et le monastère se relève de ses ruines.
Le 26 septembre 1652, c'est la réouverture.

Marie de l'Incarnation est infatigable; elle cumule les fonctions de supérieure, économe de la communauté, formatrice des Novices et participe à l'éducation des enfants et des adultes.
De plus, elle est présente et active aux besoins de la communauté.
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Le couvent des Ursulines est reconnu par l'Unesco.
Elle est la plus ancienne institution d'éducation pour les femmes de l'Amérique du Nord.
Les Ursulines au cours des années seront présentes un peu partout au Québec;
notamment à Trois-Rivières, Rimouski, Amqui, Stanstead, Roberval, Anticosti et autres.

Marie de l'Incarnation était une épistolière, elle écrivait des lettres sur tous les sujets
ainsi que sur sa vie; elle aurait souvent rédigé ses écrits la nuit à la chandelle.
On estime qu'elle a écrit plus de 13,000 lettres.
Plus de 220 lettres furent publiées par son fils Dom Claude Martin, Bénédictin, avec qui
elle tiendra une correspondance soutenue . À chacun des bateaux qui partaient pour la France, Marie de l'Incarnation envoyait des lettres à son fils.

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Claude Martin fait d'abord des études chez les Jésuites.
En 1641, à 22 ans, il est admis au noviciat de la congrégation Saint-Maur, en France, chez les Moines bénédictins où il passera le reste de sa vie.

Dom Claude Martin est donc devenu un religieux exemplaire.
Il est l'une des figures les plus représentatives de la Congrégation de Saint-Maur.
Il fut prieur en divers monastères
et assistant-supérieur du supérieur général.

Sa principale reconnaissance est celle d'avoir révélé au public de son temps, la vie et les écrits de sa mère, Marie de l'Incarnation, avec qui il avait une correspondance soutenue.

Son oeuvre littéraire est richement documentée et bien écrite. Elle est destinée à la fois aux spécialistes et au grand public ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire religieuse, spirituelle et monastique du 17ème siècle.

Dom Claude Martin est décédé en odeur de sainteté le 9 août 1696, à l'âge de 77 ans.
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Marie de l'Incarnation est arrivée en Nouvelle-France en 1639, elle sera appelée:
"MÈRE DE LA NOUVELLE-FRANCE"

Vingt ans plus tard, en 1659, c'est l'arrivée de
Mgr François Morency de Laval, qui sera surnommé:
"LE PÈRE DE LA NOUVELLE-FRANCE".

Mgr. de Laval s'installe dans la maison de madame de la Peltrie,
humble demeure située à quelques pas du monastère des Ursulines.
Mgr de Laval facilitera l'expansion de la mission des Ursulines.

Saint François de Laval fut canonisé le 3 avril 2014
à la même date que Sainte Marie de l'Incarnation.

Au soir de sa vie - béatification - canonisation

En 1664, la santé de Marie de l'Incarnation se détériore.
Ses souffrances deviennent presque continuelles, ce qui ne l'empêchera pas de continuer d'édifier ses compagnes et elle assumera la responsabilité de supérieure encore durant 3 ans. Elle restera active jusqu'à la fin...

 

Le 30 avril 1672, dans un entier abandon à Dieu,
elle meurt de vieillesse.

Elle affirmera jusqu'à la fin :
"Je sais en qui j'ai mis mon espérance,
je ne serai pas décue"
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Le 22 juin 1980, à Rome, c'est la béatification de Marie de l'Incarnation par le pape
Jean Paul II en même temps que Mgr. François de Laval.
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Le 3 avril 2014, Marie de l'Incarnation est canonisée par le pape François en même temps que Mgr.François de Laval.

Cela signifie que l'Église reconnaît, par le ministère du pape François, que leur vie, leur enseignement, leur foi et leur engagement font que ces deux figures monumentales de l'histoire du Québec et des débuts de l'Église en Amérique du Nord sont des modèles et des sources d'inspiration pour les chrétiens et chrétiennes de tous les temps et de toutes les cultures.

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Publiée Jeudi le 3 avril 2014
sur "You Tube".

Réaction de soeur Colette, prieure de la communauté des Ursulines de Tours en France,
relativement à la canonisation de Marie de l'Incarnation par le pape François.

Source:
- Dictionnaire biographique du Canada
- Union canadienne des Ursulines
- Wikipedia
- Marie de l'Incarnation une femme à découvrir par Hélène Bélanger
- Photos prises sur le web.
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Recherche et conception: Réjean Vigneux
Révision: Marielle Lefebvre
Mise à jour: 04-2014