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La foi en action
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Un modèle d'action

Prophètes de notre temps !

...tantôt de grands noms
connus mondialement,

tantôt des témoins
qui rayonnent
dans un milieu donné.

Chacun à sa manière
nous interpelle
comme un reflet du Christ.
Lavement des pieds
Chacun nous invite à répondre
à l'amour que Dieu nous porte
en nous mettant
au service des autres.


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EDUARDO BONNIN AGUILO



Le fondateur du Mouvement des Cursillos

 

Il naquit le 4 mai 1917 sur l’île Majorque, dans une famille traditionnelle de 10 enfants : 3 garçons et 7 filles. Un de ses frères deviendra prêtre. Dès son jeune âge, il eut la préoccupation de faire connaître l’Évangile à ceux qui l’ignoraient. Malgré sa formation chrétienne («Je préfère passer un jour sans manger que de passer une journée sans lire») et son milieu social élevé, il était attiré par les jeunes délinquants. L’expérience du service militaire lui fera découvrir le moyen de les rejoindre. 

Mgr Paul J. Cordes écrit : «Eduardo Bonnín est un homme fabriqué de terre et de ciel, avec ses limites et ses dons, comme tout le monde. Un homme qui s’est déclaré simplement apprenti chrétien toute sa vie, mais qui se sentait appelé à rendre présente en ce monde la tendresse de Dieu. En ma qualité de vice-président du Conseil Pontifical pour les Laïcs, j’ai eu la possibilité d’accompagner avec stupeur ce phénomène». Ainsi s’exprime-t-il dans son livre sur les Mouvements dans lequel il réalise une entrevue avec Eduardo.

Un saint du XXe siècle

Il n’y a pas de doute qu’il y a beaucoup de gens qui sont sur la route des autels: hommes et femmes qui dans leur quotidien ont consacré toute leur vie à Dieu. Eduardo est l’un de ceux-là. Dieu l’a voulu célibataire de façon à ce qu’il puisse se consacrer entièrement à l’œuvre des Cursillos.  Ses nombreux voyages par le monde, ses livres, ses causeries ont marqué profondément le destin de tant de personnes sur les cinq continents. Il était convaincu que «la prolifération anarchique de la bonne semence peut produire plus de conflits que l’ivraie». À sa déjà longue production littéraire, il ajoutera en 2006 : «Réflexions; pas à pas sur les sentiers de Dieu».  

«Je suis heureux d’être vieux», avouait-il constamment, car sa santé a été solide jusque vers l’an 2000, lorsque les douleurs ont commencé à l’empêcher de voyager. Jusqu’au dernier moment, il sera fidèle à son Ultreya du lundi à Palma.

Initiateur d’une longue histoire

Tout a commencé dans un chalet de Cala Figuera, du 20 au 23 août 1944. Bonnín avait 27 ans. Il accompagnait 14 jeunes et leur donna un premier «cursillo» avec des rollos semblables à ceux d’aujourd’hui. C’est plus tard, avec l’arrivée de Mgr Hervás à Palma que les Cursillos commenceront à se numéroter à partir de janvier 1949 et à prendre ensuite le nom de Cursillos de Cristiandad.  

Bibiloni écrira : «Les Cursillos sont impensables sans Eduardo qui en a eu l’idée, sans Mgr Hervás qui les a béni et encouragé, et sans l’abbé Capó qui leur a apporté le support théologique : les trois sont essentiels et irremplaçables». Eduardo pour sa part, insiste: «Les Cursillos ont été conçus par des laïcs, leur finalité et leur structure était purement laïque. C’est seulement plus tard que nous les avons présentés à la hiérarchie, parce que nous sentions le besoin de nous sentir davantage Église. C’est ainsi qu’on nous a donné des prêtres pour nous accompagner, et nous avons eu un enfance heureuse!» 

En 1953, les Cursillos débarquent en Colombie et se répandent rapidement sur les 5 continents, même en des lieux inespérés comme à Cuba et en Afrique… 

En mai 1966, lors de la première Ultreya mondiale à Rome, le Pape Paul VI donne un sérieux appui au Mouvement. En 1985, Jean-Paul II reçoit Eduardo durant l’Ultreya nationale italienne, et de nouveau, l’année suivante, lors d’une messe en privé, après laquelle il s’entretient longuement avec lui. En mai 1998, Eduardo est convoqué au Vatican pour répondre à l’invitation de Jean-Paul II qui veut réunir les fondateurs des Mouvements religieux. En juillet 2000, durant l’Ultreya mondiale du MC à Rome, c’est Eduardo qui représente le Mouvement devant Jean-Paul II. 

Plus récemment, le 23 septembre 2006, accompagné du président de l’OMCC, Juan Ruiz, c’est Eduardo qui est invité à prononcer un discours devant Benoît XVI sur la contribution du MC dans le renouveau des paroisses. 

C’était sa dernière parution en public. Eduardo nous a quitté le 6 février 2008.

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Traduction par Loyola Gagné, s.s.s., d'un texte en espagnol de omeloni@bvconline.com.ar